Magal :ce qu’on ne vous montre pas
Ces lignes n’ont pas pour but de minimiser encore moins de masquer les dérapages observés lors du Magal de Touba . Oui, il y a eu des manifestations folkloriques, des chants et danses inappropriés, des étalages ostentatoires de richesses… Mais réduire le Magal à cela serait une grave injustice envers son essence et son objectif. Ces foules immenses viennent d’horizons, de cultures et d’éducations différentes. Il est donc inévitable que quelques comportements s’écartent de l’enseignement du Cheikh Mais soyons clairs ces dérives ne représentent pas plus de 5 % face à l’immensité des bonnes actions accomplies par les 6,5 millions de fidèles venus célébrer le Magal.
Malheureusement, certains médias, avides de visibilité, et quelques ennemis déclarés du Mouridisme choisissent délibérément de ne montrer que ces scènes. Ils ignorent volontairement tout le reste, dans le but de réduire le Magal à une caricature. Or, Cheikh Ahmadou Bamba a établi trois piliers pour cette journée : Remercier Allah, Accueillir et nourrir les pèlerins, Adorer Allah. Ces trois fondements sont visibles partout à Touba :
— des milliers de Corans sont lus dans les daaras et les maisons, conformément à la recommandation de Serigne Mountakha, qui a demandé à chaque Mouride de lire le Coran au moins trois fois durant Safar . Du 1er au 14 Safar, pas moins de 8 299 lectures complètes du Coran ont été réalisées dans la bâche installée devant la grande mosquée de Touba .
— les Khasidas résonnent dans tout le pays pendant tout le mois ;
— une véritable effervescence intellectuelle se déploie à travers des
livres, des conférences et des expositions sur Cheikh Ahmadou Bamba et ses compagnons, notamment grâce au travail remarquable du Rawdu-r Rayâhîn. Des télévisions comme Touba tv ,Al Mouriddiyah TV Officiel, et RTS1 Sénégal consacrent plusieurs émissions à la vivification du mois de Safar, mettant en lumière la dimension spirituelle du Magal.
De même, des organisations telles que #hizbout_Tarqiyya et Moukhaddamatoul Khidma multiplient les conférences et les expositions qui éclairent les enseignements et l’héritage du Mouridisme. Il y a également des journalistes très dignes et rigoureux qui ne perdent pas leur temps à montrer des futilités et des images folkloriques, mais qui réalisent des émissions et des documentaires riches et instructifs sur le Mouridisme. Parmi eux, la journaliste Faty Dieng mérite une mention spéciale pour son travail remarquable.
— l’hospitalité légendaire se confirme, car du poulet au chameau, rien n’est épargné pour nourrir les pèlerins.
Oui, il y a eu des écarts, et nous devons les dénoncer pour qu’ils cessent. Mais nous ne devons pas laisser le monopole de la communication à ceux qui ne cherchent qu’à nuire au Mouridisme. Il est de notre devoir de montrer au monde que ces dérives aussi inacceptables soient-elles ne sont que la partie émergée de l’iceberg, une infime portion comparée à l’océan de bonnes actions accomplies pendant le Magal.